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6 points à ne pas oublier pour les déclarations d'impôt de votre famille

Écrit par : François Gagnon

15 mars 2018

Pour beaucoup d’entre nous, mars et avril sont synonymes de casse-tête fiscal. Eh oui, voilà déjà revenu le temps de faire nos déclarations de revenus! Et ce n’est pas parce que nous avons jusqu’au 30 avril à minuit pour les remettre que c’est une bonne idée d’attendre à la dernière minute.

 

Il faut garder en tête que la loi nous oblige à remplir nos obligations envers les gouvernements fédéral et provincial. On oublie trop souvent que, si on ne remplit pas nos déclarations de revenus alors que l’on a un solde à payer, des pénalités s’appliqueront et il nous faudra payer des intérêts inutilement. De plus, puisque plusieurs crédits d’impôt sont calculés directement selon notre revenu net familial, on risque d’être privés de plusieurs milliers de dollars, et encore plus vrai si on a des enfants.

 

Cela aura également pour effet de retarder les versements de l’Allocation canadienne pour enfants (ACE), du Soutien aux enfants (au Québec), du crédit d’impôt pour solidarité et de celui pour la TPS, puisque ces montants sont réajustés au premier juillet de l’année.

 

 1. LE TRUC : NE PAS PROCRASTINER POUR FAIRE SA DÉCLARATION D’IMPÔT

Le vieil adage qui dit : « Rien ne sert de courir, il faut partir à point » s’applique très bien à la saison des impôts. Afin d’éviter les problèmes, soyez préparés et faites-vous une liste des documents dont vous aurez besoin, puis classez-les.

 

 2. FRAIS MÉDICAUX

 Les frais médicaux sont certainement le poste de dépenses pour lequel les documents sont le plus souvent oubliés ou perdus. Si c’est votre cas et que vous êtes couvert par une assurance collective, vous pouvez simplement demander à votre assureur la somme des réclamations que vous avez faites durant l’année. Si vous êtes couvert par l’assurance médicament de la Régie de l’assurance maladie du Québec (RAMQ), allez à la pharmacie et demandez à connaître la somme que vous avez payée durant l’année pour vos médicaments, et ce, pour tous les membres de votre famille.

 

Vous pouvez aussi déclarer comme dépenses admissibles les frais pour le dentiste, le psychologue, l’orthophoniste, le physiothérapeute, le chiropraticien, l’optométriste et le podiatre (l’achat de lunettes et d’orthèses est donc inclus). Les frais admissibles sont ceux engagés pour tous les membres de votre famille qui ne vous ont pas été remboursés par votre assurance, qu’elle soit privée ou publique.

 

 3. FRAIS DE GARDE

Si vous remplissez les critères d’admissibilité provinciaux et fédéraux, vous pouvez déduire les frais de garde que vous avez payés au cours de l’année. Au fédéral, la personne qui fait la demande des frais de garde doit obligatoirement être celle qui a le revenu net le plus bas. Au Québec, il s’agit d’un crédit d’impôt qui est établi en fonction de votre revenu familial. Notons que, sur votre déclaration provinciale, les services de garderies subventionnées ou de CPE ne donnent pas droit à ce crédit.

 

Si vous avez des enfants de moins de six ans inscrits dans un milieu de garde subventionné au Québec, vous devrez également payer la contribution additionnelle pour services de garde subventionnés. Votre garderie vous remettra un relevé 30, sur lequel seront indiqués le nom de votre enfant ainsi que le nombre de jours de garde. En prenant en considération cette information et votre revenu net familial, vous pourrez déterminer le montant que vous aurez à payer. Il en va de même pour le deuxième enfant. À partir du troisième, aucune contribution additionnelle n’est demandée.

 

Sachez que les camps de jours donnent aussi le droit au crédit pour frais de garde d’enfants. Toutefois, le calcul ne sera pas le même : pour un enfant né en 2011 ou après, le crédit maximum sera de 200 $ par semaine, alors que, s’il est né en 2017 ou avant et qu’il est admissible au crédit pour personne handicapée, le crédit sera de 275 $ par semaine. Enfin, si votre enfant est né entre 2001 et 2010 inclusivement, vous aurez droit à une dépense maximale de 125 $ par semaine.

 

4. CONDITION PHYSIQUE ET ACTIVITÉS ARTISTIQUES

Depuis l’année d’imposition 2017, vous ne pouvez plus demander les crédits d’impôt fédéraux pour la condition physique et pour les activités artistiques, culturelles ou récréatives. Toutefois, ces crédits existent toujours au Québec, même s’ils sont moins généreux : ils sont combinés en un seul crédit équivalant à 20 % d’un montant maximal de 500 $.

 

5. PREMIÈRE MAISON

Un autre des crédits les plus souvent oubliés est le crédit d’impôt pour l’achat d’une première maison offert par le gouvernement fédéral, qui correspond à la ligne 369 de l’annexe 1 de votre déclaration fédérale. Vous pourriez avoir droit à un crédit non remboursable de 750 $ si vous ou votre conjoint n’avez pas été propriétaire occupant d’une autre demeure en 2017 ou dans les quatre dernières années.

 

Notez que ces critères ne s’appliquent pas si vous ou un membre de votre famille avez droit au crédit pour personnes handicapées.

 

De plus, depuis 2016, vous êtes tenu de déclarer la vente de votre maison si elle a eu lieu au cours de l’année d’imposition. Pour ce faire, vous devrez remplir le formulaire T-2091. Il ne s’agit que d’une simple déclaration, mais l’oublier pourrait engendrer des pénalités très coûteuses.

 

6. REER

Finalement, il ne faut pas oublier d’inclure vos cotisations à un REER pour l’année d’imposition qui vient de se terminer, ainsi que celles que vous avez effectuées au cours des 60 premiers jours de 2018.

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