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Ce que je ne savais pas avant d’être papa

25 septembre 2018

Attention, ce texte est un reflet humoristique de ce que certains d’entre nous, futurs ou nouveaux papas, pouvons rencontrer comme problématiques.

Mes projets avant l’arrivée de bébé

Quand on a appris qu’on allait passer de deux à trois, je me suis demandé quel genre de père j’allais être. Je voulais avant tout bien faire, prendre les bonnes décisions pour ne pas trop « abîmer » mon enfant, le préparer au mieux à la vie qui l’attend.

Moi, je me disais : « Si c’est une fille, je vais la protéger de la méchanceté des enfants, je vais la faire se sentir bien dans sa peau pour qu’elle s’aime comme elle sera, je vais lui apprendre à se respecter en tant que femme, et plus tard, je vais la mettre en garde contre les intentions de certains hommes. »

Si c’est un garçon, et bien, ce sera : « Fais du sport et tiens-toi loin de la drogue. Priorise tes chums et l’école, bien sûr. Et puis respecte les femmes aussi. »

Bref, mon plan de match de l’éducation de mon futur enfant était fin prêt.

L’arrivée de bébé et mon apprentissage

Et puis, cette petite boule rose est arrivée dans ma vie et je me suis rendu compte que je ne savais pas grand-chose finalement.

Parce qu’avant les relations avec les autres, les chums, les blondes, les problèmes de drogues ou d’estime de soi, il y a un « tapon » de trucs qui se passent. Et pas juste pour mon bébé.

J’ai pris ce petit être dans mes bras et je ne savais pas que ce serait si petit, si fragile et si léger. Je ne savais pas que je serais capable de le prendre dans mes bras sans avoir peur de l’échapper, que ça me semblerait naturel de l’avoir là, contre moi.

Je ne savais pas comment on lui devait lui faire ses rots, ou sa toilette.

Je ne savais pas que ma blonde allait acheter tant de morceaux pour un petit bonhomme qui ne les porterait que pendant les premières semaines de sa vie. Sans rire, mon bébé a plus de chemises et de « kits » que moi! Je ne savais pas non plus qu’un si petit être pouvait salir autant de vêtements en si peu de temps.

Je ne savais pas que les couches coûtaient si cher. Je ne savais pas qu’il y avait autant de sortes de lait maternisé différentes, de formats de biberons et même de tétines! Non mais, un modèle de tétine universel, ça ne devait pas être compliqué à penser, non?

Je ne savais pas que quelques dixièmes de degré pouvaient faire toute une différence : ma piscine, qu’elle soit à 82°F ou à 84°F, c’est pas mal du pareil au même... Mais quand il s’agit de la température de mon petit pou, il faut croire que 37,5°C ou 38,5°C, ce n’est pas la même paire de manches.

Je ne savais pas qu’il serait si difficile de quitter la maison pour aller travailler, alors que j’adore mon boulot. Je ne savais pas que cette petite face et ces grands yeux me manqueraient autant après seulement une journée au travail. Et je ne savais pas que de voir son sourire quand il me voit et qu’il tend les bras vers moi quand j’arrive ferait disparaître en un instant toute la fatigue accumulée dans la journée.

 

Bref, je n’étais pas prêt.

Mais en fait, on n’est jamais prêt pour ces choses, là; on improvise au fur et à mesure, et c’est bien correct comme ça.

 

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Ai-je les moyens d’acheter une première maison?

Par François Gagnon