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Comment aider son enfant à surmonter sa timidité?

8 février 2018

Chaque individu, enfant comme adulte, développe une personnalité qui lui est propre. Cette personnalité prend forme tout au long de l’enfance et de l’adolescence pour devenir plus stable au fil du temps. Elle est donc acquise en fonction des événements vécus, des expériences faites, des relations qu’on entretient au fil du temps, alouette!

 

La personnalité vient s’ajouter à ce qu’on appelle le tempérament qui, lui, est inné. Nous pouvons ainsi observer le tempérament d’un poupon : facile ou difficile. Le tout-petit ayant un tempérament facile aura tendance à aimer la nouveauté ou, du moins, à s’y adapter rapidement. Lorsqu’il émet un signal de détresse (des pleurs) et que son parent trouve la source de cette détresse et y remédie, bébé s’apaise rapidement. Il est considéré comme un enfant souriant et de bonne humeur.

 

À l’inverse, l’enfant qui a un tempérament difficile tend à redouter la nouveauté et à y réagir fortement. Lorsqu’on trouve la source de son inconfort et qu’on y apporte une réponse adaptée, son humeur peut rester maussade un certain temps. On observe ces deux types de tempérament dès la naissance. Et c’est ensuite que vient se greffer la personnalité.

La timidité, une question de confiance?

Ainsi, un enfant peut se montrer plus extraverti (c’est-à-dire que le contact avec les autres lui procure du plaisir et lui amène une énergie renouvelée) ou plus introverti (le contact avec autrui lui demande beaucoup d’énergie). Certains enfants peuvent se montrer plus timides; ils démontrent de la gêne face à de nouvelles personnes, parlent faiblement, souhaitent passer inaperçus en contexte de groupe et peuvent craindre de se faire remarquer de peur de se faire juger négativement.

 

Souvent, on associe faible estime de soi avec timidité, avec raison! Une personne qui n’a pas confiance en elle n’assume pas nécessairement ses idées et ses opinions, a peur de se faire critiquer et de ne pas savoir comment y réagir sur-le-champ et peut avoir du mal à s’affirmer de manière verbale et non verbale.

 

Quand on pense à une personne timide, on se fait une image mentale d’un individu avec le dos un peu voûté, qui a du mal à soutenir le contact visuel d’autrui et qui parle faiblement. C’est donc dire que le langage non verbal reflète la timidité d’une personne!

Que faire avec nos enfants timides?

Premièrement, accepter cette part de leur personnalité. Ceci veut dire d’éviter de la leur reprocher, ce qui risque d’augmenter leur peur de se faire juger socialement et leur difficulté à « sortir de leur coquille ».

 

Deuxièmement, tenter de comprendre, avec lui (selon son âge, sa maturité affective et sa conscience de sa timidité) les sources de cette gêne. Est-ce que cela a toujours fait partie de lui? Est-ce que cela s’est développé à la suite d’expériences sociales négatives? Est-ce dû à une faible estime de soi? Une fois la source identifiée, il sera plus facile de travailler sur cette dernière afin que sa conséquence, soit la timidité, soit influencée positivement par ce travail.

 

Troisièmement, fixer des objectifs réalistes à notre enfant. Si ce dernier tend à se cacher lorsque quelqu’un cogne à la porte, il serait inhibant pour lui de lui demander d’aller ouvrir. On peut plutôt lui demander de rester au salon pendant que nous allons répondre, plutôt que de se réfugier dans sa chambre comme il a l’habitude de le faire. On peut se pratiquer sous forme de jeu aussi. Par exemple, la fratrie ou un des parents fait semblant d’être un visiteur qui vient sonner à la porte et notre enfant doit lui répondre.

 

En lui faisant pratiquer l’habileté à acquérir, il se désensibilisera, aura moins peur, sera moins timide. Il vivra donc une réussite, de la fierté et prendra confiance en ses moyens. Un pas à la fois, quoi!

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