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Développer sa curiosité pour une matière aride

Écrit par : Succès Scolaire

11 juin 2015

De l’importance de la curiosité

D’entrée de jeu, disons une chose. Être curieux, c’est important. D’abord parce qu’il s’agit d’une question qui touche beaucoup de jeunes. On ignore les données au Québec, mais, selon un sondage mené en France en 2010, 70 % des élèves du secondaire interrogés disaient s’ennuyer à l’école. Le moins que l’on puisse dire, c’est que c’est beaucoup trop. Ensuite, la curiosité joue un rôle fondamental dans la croissance intellectuelle des jeunes. La curiosité, que l’on pourrait définir comme la soif d’apprendre et de comprendre, contribue à l’ouverture sur le monde et donc à la tolérance. En étant curieux, on se renseigne sur la façon dont les choses sont faites. On comprend donc mieux comment les défaire, ce qui revient à dire que la curiosité favorise la créativité. Enfin, on peut affirmer que souvent, les gens les plus curieux sont aussi très futés. « Mais une minute ! », me direz-vous… Que faire si la soif d’apprendre de notre plus jeune est équivalente à celle de quelqu’un qui vient de boire deux litres d’eau fraîche (c’est-à-dire inexistante) ?!

Mode d’emploi à l’usage des parents

« Quand une matière est plate, c’est plate. » Attention, pas si vite. Il existe une façon efficace de s’intéresser aux choses qui nous entourent, dont les matières scolaires traitent. Selon l’auteur français Daniel Pennac, « on ne force pas une curiosité, on l’éveille ». Comment fait-on alors pour réveiller (dans certains cas la ressusciter !) la curiosité qui hiberne ?

D’abord, enlevons un peu de poids sur les épaules des élèves : trop souvent, une matière est ennuyante parce que la personne qui l’enseigne n’arrive pas à la rendre vivante et alléchante. Dans ce cas, les élèves doivent travailler un peu plus pour s’intéresser à la matière en question en dépit du fait que l’enseignant ne leur facilite pas la tâche. Mais la partie n’est pas perdue.

Ce qui rend l’apprentissage stimulant, pour la plupart des gens, c’est lorsque les connaissances qu’on leur demande d’assimiler ont un lien direct ou un impact sur leur existence. C’est ce qu’on appelle donner un sens aux apprentissages. À ce niveau, les parents ont un rôle à jouer, rôle qui complète celui de l’enseignant. En effet, en vous penchant sur la matière qui répugne votre enfant, vous pouvez tenter de faire des liens, dans les limites de vos connaissances et intérêts, avec ce qui l’entoure. Des exemples ? Au cours d’une promenade en forêt, on peut sensibiliser les enfants à la beauté des différentes variétés d’arbres qui l’entourent tout en faisant des liens avec ce qu’ils voient en écologie. Au cours d’une partie de hockey, en attirant leur attention sur les statistiques du match, on peut faire ressortir l’importance du calcul de la moyenne ou de la compréhension des pourcentages. Les variantes sont infinies.

Votre rôle consiste à être un allumeur de curiosité. Une fois qu’elle est éveillée, l’enfant va chercher lui-même les connaissances qu’il désire acquérir. La plupart du temps, c’est l’effort initial qui fait défaut. Vous trouvez peut-être qu’il s’agit d’un cliché, mais rien n’est ennuyant. Être curieux demande parfois un peu d’efforts, mais croyez-nous, ils en valent la peine !

Un texte de Succès scolaire

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