Retour vers Notre blogue

L’anxiété de performance : un mal-être à éviter

Écrit par : Succès Scolaire

1 décembre 2015

Tout d’abord, voyons comment l’anxiété de performance se traduit :

  • Stress élevé aux examens;
  • Panique ou crise d’angoisse avant, pendant ou juste après les évaluations;
  • Symptômes physiques réels (migraine, mal de ventre, insomnie, nausée…);
  • Perfectionnisme excessif (le jeune ne supporte pas de faire la moindre erreur);
  • Insatisfaction permanente par rapport à ses efforts;
  • Manque de confiance en soi;
  • Peur d’entreprendre un projet dont le succès n’est pas assuré.

En tant que parent, qu’est-ce que je peux faire ?

L’anxiété de performance ne se développe pas à l’université; elle commence souvent dès les années préscolaires et primaires. Loin de là l’idée de rejeter la faute sur vous, parent, mais les recherches démontrent que votre comportement y est pour quelque chose. Voici donc quelques conseils pour minimiser les risques que votre enfant vive cette anxiété.

1. Un amour inconditionnel

Ce que cherche l’enfant anxieux, au-delà du succès scolaire, c’est prouver sa valeur. Il croit que pour mériter votre amour, il doit performer dans tout ce qu’il entreprend. Il est donc de votre responsabilité de le rassurer très jeune. Dites-lui que vous l’aimez, peu importe ses performances scolaires, sportives ou artistiques.

2. Des attentes réalistes

Vous aviez une moyenne générale de 95 % ? Cela ne signifie pas que votre enfant a les mêmes capacités. Ne lui demandez pas l’impossible.

De plus, si vous êtes trop exigeant et perfectionniste vous-même, il y a de fortes chances que votre enfant répète le comportement qu’il voit à la maison. Attention !

3. L’effort plutôt que les résultats

Faites comprendre à votre enfant que le processus d’apprentissage (écouter en classe, étudier et faire ses devoirs, par exemple) est tout aussi important, sinon plus, que les résultats. Et si vous lui montriez à apprendre par plaisir plutôt que par peur?

4. Un soutien constant

Encouragez-le dans tout ce qu’il fait. Faites-lui comprendre que vous serez toujours là pour l’aider. Impliquez-vous dans ses études et ses activités : il sentira qu’il compte pour vous.

5. Une estime de soi à construire

Aidez votre enfant à sa bâtir une solide estime de soi en lui montrant ses points forts ET ses points faibles. Personne n’est parfait, et c’est en s’acceptant qu’on peut avancer. N’hésitez pas à parler de vous : « Moi, j’étais incapable de retenir les dates dans mes cours d’histoire même si j’étudiais des heures et des heures, mais mon professeur de français me félicitait pour mes rédactions originales et sans fautes. »

Si malgré tous vos efforts, vous constatez que votre enfant souffre d’anxiété de performance, n’hésitez pas à consulter le personnel de son école. Il faut à tout prix empêcher que la situation ne s’envenime.

Vous pouvez également vous procurer le livre Élisabeth a peur de l’échec (éd. Dominique et compagnie, 2011), un album écrit par une orthophoniste et une psychologue québécoises. L’enfant anxieux suivra le parcours d’Élisabeth, 7 ans, qui a peur de l’échec. Il découvrira différents moyens pour reprendre confiance et intégrer des principes de résolution de problèmes. Une section information dédiée aux parents suit le récit. Elle explique en détail ce qu’est l’anxiété et vous donnera plusieurs conseils.

Pour d’autres trucs et conseils, consulter le site de Succès Scolaire.

Prochain article

Économiser pour ses études futures. Un geste significatif pour votre enfant

Par Valérie Beaulieu

C’est le moment de souligner l’importance d’épargner pour permettre à votre enfant de réaliser ses ambitions grâce à des études qui le passionneront. Plusieurs jeunes « boursiers » d’Universitas reconnaissent que les REEE ont été bénéfiques dans leur cheminement scolaire.

Chat