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Le défi d’une maman : une année sans achats

22 février 2019

Dans quelques heures, j’aurai 35 ans. Ce n’est pas une année banale pour moi, car j’ai décidé de m’offrir un cadeau que je ne croyais pas m’offrir un jour.

Dans quelques heures, je commencerai une année complète sans achats.

Quand j’ai annoncé mon projet à mes « très pragmatiques » parents, ma mère m’a simplement répondu : « Tu sais que tu as un enfant de 5 ans qui grandit et qui aura besoin de vêtements? » Évidemment, cette décision n’a pas été prise sur un coup de tête et loin de moi l’idée de ne pas vêtir mon enfant!

L’élément déclencheur

Cette décision découle d’un long processus qu’une amie a gentiment décrit comme « ma crise de la trentaine ». Après la naissance de ma fille, j’ai commencé à me poser beaucoup de questions. Celle qui revenait le plus fréquemment : est-ce que mes actions sont alignées sur les valeurs que je souhaite transmettre à ma fille?

Chaque fois que je constatais une incohérence, je posais des actions. J’ai modifié notre alimentation pour qu’elle soit plus locale et composée de produits frais. J’ai réduit la quantité de déchets que nous produisions, entre autres, en me tournant vers le vrac. J’ai pris la décision de ne pas posséder de voiture pour réduire notre empreinte écologique.

J’avais besoin que mes actions aient du sens. Il n’y avait qu’une problématique que je n’osais pas aborder : mon rapport aux objets, mais plus particulièrement à la consommation.

D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours adoré magasiner. Ma fille est d’ailleurs devenue rapidement un des prétextes pour justifier mes achats. Je lui achetais régulièrement de nouveaux vêtements, car « elle aime tellement s’exprimer avec son style vestimentaire », de nouveaux livres, tous les mois, car « c’est essentiel pour le développement des enfants », du nouveau matériel de bricolage dès que nous passions devant une boutique, car « elle est tellement créative, je dois absolument cultiver son intérêt ». Bref, j’étais moi-même très créative pour nous créer des « besoins » en grande quantité!

Mes habitudes de consommation n’étaient pas saines et je m’apercevais que je les transmettais à ma fille, ce qui m’a secouée. J’ai alors entrepris une analyse de mon budget pour avoir un portrait de l’ampleur du problème.

 

Pourcentage de mes revenus consacrés à chaque poste budgétaire

Alimentation : 29 %

Habitation : 23 %

Commerces de détail : 14 %

Loisirs et vacances : 12 %

Épargne et assurances : 6 %

Transport : 4 %

Télécommunications : 4 %

Santé : 4 %

Garderie et REEE : 2 %

Divers : 2 %

 

Encore une fois, j’étais secouée! Je dépensais plus dans les commerces que ce que j’épargnais ou que je consacrais à mes loisirs et aux vacances. Des éléments qui, selon mes valeurs, sont beaucoup plus importants que de posséder des objets dont je n’ai pas besoin.

La grande décision

J’ai dit à une de mes bonnes amies : « Je pense que je vais faire une année sans achats ». C’était maintenant concret, réel; je l’avais dit à voix haute. Vous pouvez imaginer ma surprise quand elle a décidé spontanément de relever le défi avec moi. Comme quoi vous n’avez pas nécessairement besoin de passer à travers le même processus que moi pour avoir envie de plonger tête première dans un tel défi.

Je devais donc maintenant passer de la parole à l’acte et, en plus, j’avais une amie à qui je devrais « rendre des comptes ».

Les paramètres du défi

Le défi dure un an, du jour de mon anniversaire au suivant. Durant cette période :

  • N’acheter aucun vêtement, accessoire, ameublement ou décoration, maquillage, etc. SAUF pour remplacer un item perdu, brisé et irréparable qui est ESSENTIEL.

    Définition d’ESSENTIEL

    • Absolument nécessaire, qui est indispensable
    • Qui est d’une grande importance
  • N’offrir aucun cadeau. Si je me retrouve dans une situation qui ne le permet pas, favoriser les expériences ou, si cela n’est pas approprié, me tourner vers les objets usagés.
  • Ne pas accumuler inutilement de nourriture ou de produits d’entretien. N’acheter que ce dont j’ai besoin en quantité suffisante.
  • Réduire les sorties au restaurant.
  • Maintenir ma carte de crédit à zéro à la fin de chaque mois.
  • Compléter mon fond d’urgence.
  • Économiser pour une mise de fonds destinée à l’achat d’une propriété.

Ma mère n’a donc pas à s’inquiéter, je n’enverrai pas ma fille nue à l’école, mais je m’assurerai que si j’ai besoin de lui acheter un vêtement, ce dernier sera essentiel.

Aussi, avant d’effectuer un achat, je me poserai les questions suivantes :

  • Est-ce une dépense inutile?
  • Sinon, puis-je réparer l’objet à remplacer?
  • Sinon, puis-je l’emprunter à quelqu’un de mon entourage?
  • Sinon, puis-je l’acheter usagé?
  • Sinon, puis-je l’acheter neuf en optant pour du local/durable/écoresponsable?

Finalement, je m’engage aussi à vous partager mon expérience au cours de ce défi et de dresser le bilan de cette année sans achats.

Une maman d’Universitas

 

 

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