Écrit par : Mélanie Dugas

18 octobre 2013

Lundi soir : Natation; Mardi soir : piano; Samedi matin : danse et dessin… Vos fin de semaines sont partagées entre les équipes de soccer, de hockey, les compétitions de patinage artistique, de cross country, de basket-ball et d’échec… Ouf !
Avez-vous parfois l’impression que votre rôle de parent ressemble étrangement à celui d’un G.O. (gentil organisateur) ? Vous voulez tellement que vos enfants puissent se réaliser au maximum que vous les inscrivez à toutes sortes d’activités afin de stimuler leur créativité, leur côté sportif, leur talent artistique, et j’en passe.

Une société qui va à 100 à l’heure !

C’est vrai, nous vivons dans une société qui fonctionne en mode accéléré. Le matin, il faut courir pour gérer les départs à temps pour la garderie, l’école et le boulot. Le soir, on recommence afin de réaliser notre routine de bon parent : préparatifs du souper (et des lunchs !), gestion des devoirs et des bains, routine du dodo… Afin de « libérer » nos fins de semaines, nous faisons le ménage et les lavages les soirs de semaine et, si possible, l’épicerie également. Ainsi, nous serons libres en fin de semaine pour amener les enfants à l’une de leurs nombreuses activités et pour recevoir en souper gastronomique famille et amis que nous aimons tant recevoir. Et nous nous demandons d’où vient ce sentiment d’épuisement quand le cadran sonne, le lundi matin. Vraiment ?

Stimulation ou surcharge d’activités ?

Avez-vous remarqué que certains enfants de 6 ans ont des horaires aussi chargés que ceux des adultes ? Je dois admettre que les miens n’y échappent pas. Dernièrement, j’ai réalisé que je me sentais coupable que mon garçon, à l’âge de 7 ans, n’ait pour « seule » activité que le soccer, deux jours par semaine. Pourtant, lorsque je l’observe, il ne semble pas se plaindre : il adore faire du vélo devant la maison, jouer dans la cour, m’aider à faire le souper…

C’est vrai que la stimulation, c’est bon pour le développement. Mais stimuler son enfant ne veut pas dire l’inscrire dans chacune des activités qui l’intéressent. Ne dit-on pas : « La modération a bien meilleur goût » ? Nos enfants ont souvent des journées bien organisées. Si nous, en tant qu’adultes, sommes épuisés, ne pensez-vous pas qu’il puisse en être de même pour eux ?

Apprendre à stimuler l’imagination...

Souvent, en l’absence d’une activité dirigée, plusieurs enfants se plaignent allègrement : « Je ne sais pas quoi faire !!! » Ces petits manquent de pratique en « imagination ». On le remarque souvent dès les premières journées de vacances à la maison. Or, les enfants doivent apprendre (comme bien des adultes également) l’art de la paresse. C’est-à-dire de s’arrêter quelques minutes, quelques heures pour ne rien faire et laisser l’envie d’une activité venir à soi. Il faut accepter que ce soit correct et normal de ne pas savoir quoi faire. Après un certain temps, l’imagination prend le dessus. Mais en attendant l’éclair de génie, il n’y a aucun mal à profiter du farniente !

… et à apprécier l’inactivité.

Allez, et si on passait un peu de temps à ne rien faire ? On enseignerait à nos enfants qu’il y a différents rythmes et que nous ne sommes pas obligés d’être en vitesse grand V continuellement. Essayons, pour voir, de trouver une activité agréable et tranquille : rester en pyjama toute une journée, lire un bon livre en sirotant un café, etc. Et observons nos enfants se trouver des activités tout seuls.

Parions que nous y prendrons tous goût !



Mélanie Dugas, coach familial
Fondatrice de GranDire
Membre du Réseau Nanny secours

Prochain article

Le « Terrible Two ». Quand ? Pourquoi ? Quoi faire ?

Par Hélène Fagnan

« NON ! » Voilà un mot que l’on n’aime pas entendre dans la bouche de notre petit amour, surtout quand il le répète pour tout et tout le temps ! On appelle cette phase le « Terrible Two » et c’est une période très dure pour tous les parents. Voici quelques conseils pour mieux comprendre cette période inévitable et pour réagir de la meilleure façon possible.

Chat