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REEE : Payant pour tout le monde

Écrit par : Isabelle Lessard

17 décembre 2014

Beaucoup de gens savent qu’il est possible d’obtenir des subventions gouvernementales lorsqu’on épargne dans un REEE en vue des études postsecondaires d’un enfant. Cependant, une croyance subsiste selon laquelle les régimes enregistrés d’épargne-études (REEE) seraient une « affaire de riches ». Or, rien n’est plus faux. D’abord parce qu’un montant minime suffit pour ouvrir un REEE et profiter des subventions gouvernementales. Et ensuite parce qu’il existe plusieurs mesures supplémentaires pour soutenir davantage les familles à faibles revenus.

Les subventions supplémentaires pour les familles à faibles revenus

En effet, la Subvention canadienne pour l’épargne-études (SCEE) et l’Incitatif québécois à l’épargne-études (IQEE) comportent chacun leur volet « supplémentaire » qui facilite l’accès aux subventions pour les familles à faibles revenus. Ces dernières ont besoin de cotiser jusqu’à deux fois moins pour toucher les subventions. De plus, une troisième subvention, le Bon d’études canadien (BEC), vise spécifiquement les familles à faibles revenus, leur permettant de toucher une aide allant jusqu’à 2 000 $ par enfant. Pour l’obtenir, il n’est même pas nécessaire pour les parents de cotiser à un REEE, il leur suffit simplement d’en ouvrir un pour que le BEC y soit déposé.  

Un exemple de calcul des subventions gouvernementales

Prenons l’exemple d’Alexia. Bien que ses parents n’aient qu’un revenu de 41 000 $ par an1, ils arrivent à mettre 11,25 $ par mois dans un REEE depuis sa naissance. À ce rythme, ils accumuleront 2 295 $ en capital pour ses études. Si leur situation financière demeure semblable durant toute la période de cotisation, leur investissement leur permettra d’avoir droit à 918 $ de SCEE, et 459 $ de l’IQEE. De plus, comme Alexia est née après le 1er janvier 2004, elle est admissible au BEC, ce qui ajoute 2 000 $ au total. Au final, ce sont donc au moins 5 672 $ qui seront disponibles pour financer ses études, car à ce montant s’ajouteront les intérêts générés par le REEE souscrit. C’est donc particulièrement intéressant pour la famille d’Alexia !

L’importance de faire connaitre le REEE

Qu’est-ce qui justifie, dans ce cas, que l’on croie que les REEE ne bénéficient qu’aux riches ? Le lien qu’il est possible de faire, c’est que le plus souvent, les gens dont le revenu disponible est plus élevé et/ou dont la scolarité est plus avancée ont davantage tendance à s’informer et à développer une connaissance plus étendue des produits financiers disponibles. Car avant de considérer un REEE, encore faut-il savoir que ça existe, et ce à quoi ça sert !

La preuve : en 2013, 32,8 % des enfants québécois admissibles au BEC en ont profité. C’est donc dire que deux enfants admissibles sur trois n’en ont pas profité alors qu’ils auraient pu accéder à de l’aide du gouvernement fédéral s’ils en avaient été informés. Car en y pensant bien, il n’existe aucune autre raison possible de ne pas en profiter.  

Le partage de l’information est donc un élément-clé dans l’histoire!  Il serait souhaitable que l’aide gouvernementale fasse l’objet de plus de campagnes de communication.  Mais en l’absence de celles-ci, le partage sur Internet demeure une façon simple d’en faire profiter le plus grand nombre !

Pour en savoir plus sur les subventions gouvernementales disponibles pour l’épargne-études >>


1. Le seuil de revenu familial net donnant accès au plus haut niveau de subventions supplémentaires est de 43 953 $ au fédéral et de 41 495 $ au provincial.

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