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Baromètre Universitas

Le coût financier des études postsecondaires préoccupe une large majorité des jeunes Québécois et leurs parents

15 août 2017

Pour sa première édition, le Baromètre Universitas, portant sur le financement des études et conduit en collaboration avec la firme de sondage CROP, révèle que le coût financier des études postsecondaires est une importante source de préoccupation pour 68 % des jeunes Québécois âgés de 18 à 24 ans, de même que pour 78 % des parents interrogés dans cette étude. Autre enseignement majeur, les coûts sont le principal frein à la poursuite d’études postsecondaires : 32 % des jeunes ont déclaré ne pas avoir poursuivi d’études postsecondaires en raison de leurs coûts trop élevés.

Une majorité préoccupée, mais des différences de situations et de perception

Si l’importance de poursuivre des études postsecondaires fait consensus chez les jeunes comme chez leurs parents avec respectivement 94 % et 97 %, le Baromètre révèle plusieurs différences notables selon la situation des jeunes interrogés. Ainsi, les répondants peu préoccupés par le coût financier des études (32 %) sont moins nombreux à considérer qu’il est important de poursuivre des études, comparativement à ceux pour qui c’est une préoccupation importante : 87 % contre 96 %. Ils sont d’ailleurs 13 % à considérer qu’il n’est pas important de poursuivre des études.

 

Cette préoccupation quant au coût des études varie aussi selon les emplois occupés par les jeunes en dehors de leurs études. Les étudiants qui travaillent à temps partiel sont plus préoccupés (49 %) que ceux qui ne travaillent pas (25 %), ou que ceux qui occupent un emploi à temps plein (25 %).

 

Le quart (26 %) des jeunes de 18 à 24 ans interrogés, qui estiment important de poursuivre des études postsecondaires, n’étudiaient pas au moment du sondage. Parmi les raisons évoquées pour expliquer cette situation, 32 % ont déclaré qu’ils ne pouvaient pas payer le coût de leurs études, en raison de leurs frais importants. Mais ce chiffre cache une importante disparité : cette raison est en effet évoquée par 46 % des jeunes préoccupés par le coût des études contre seulement 3 % des jeunes qui ne le sont pas.

Importance de l’aide financière apportée par les parents dans la poursuite d’études postsecondaires

Le coût des études postsecondaires représente un investissement important de 35 518 $ pour deux années de cégep à 99 000 $ pour effectuer 5 années d’études en 20171 , pour des jeunes vivant à logement. Pour faire face à ces coûts, nombreux sont les jeunes à travailler (54 %), en plus d’avoir accès à un soutien financier additionnel :

  • 53 %2 ont reçu un soutien financier de la part de leurs parents (sans précision sur la provenance des fonds);
  • 39 % ont obtenu des prêts et bourses;
  • 22 %2 ont bénéficié de paiements d’aide aux études (PAE) provenant d’un régime enregistré d’épargne-études (REEE).

Bien que seulement 22 % des étudiants interrogés disent avoir bénéficié d’un REEE, le fait qu’un de leur proche ait investi dans un tel produit financier en leur nom a clairement joué sur leur motivation à poursuivre des études postsecondaires. En effet, 62 % considèrent que le REEE a été un élément déterminant dans leur motivation à continuer leurs études. « Ces résultats sont très révélateurs des bénéfices indirects des REEE. Ils démontrent que les espoirs des parents qui ont souscrit à un REEE afin d’aider financièrement leurs enfants dans leurs études se traduisent souvent, chez les jeunes, par un surcroît de motivation à poursuivre leur cheminement académique, et leurs rêves », indique Pierre Lafontaine, vice-président, Service à la clientèle et exploitation chez Universitas.

 

Par ailleurs, le Baromètre montre une différence notable entre les jeunes et les parents québécois dans l’endettement anticipé pour assumer les coûts financiers liés aux études. Là où les parents prévoient un investissement de 30 000 $ pour cinq années d’études postsecondaires (2 années de cégep et 3 années d’université), la moitié des jeunes interrogés (52 %) estiment qu’ils devront s’endetter à hauteur de 5 000 $, 20 % entre 5 000 $ et 10 000 $, et 20 % entre 10 000 $ et 25 000 $.

Le REEE, véhicule d’épargne privilégié par les parents pour financer les études postsecondaires

Selon le sondage, le trois quarts (73 %) des parents québécois épargnent pour permettre à leurs enfants de poursuivre des études postsecondaires et 60 % des familles privilégient le REEE comme véhicule d’épargne. Cela s’explique par la perception positive qu’ont les parents des avantages du REEE :

  • 81 % des parents québécois ont opté pour ce type d’épargne en raison des généreuses subventions offertes par les gouvernements;
  • 44 % parce que le REEE permet une discipline d’épargne en vue d’atteindre un objectif clair : payer les études de leurs enfants;
  • 23 % parce que le rendement semble meilleur que d’autres types de placement.

Rappelons que les subventions gouvernementales attribuées au REEE viennent bonifier l’épargne des parents pour un maximum de 12 800 $3 par enfant. Les intérêts générés par le capital investi et les subventions se font à l’abri de l’impôt, et au moment venu, sont versés à l’étudiant sous forme de paiements aux études (PAE).

La rentrée scolaire, source de dépenses pour les parents québécois

En 2016, les parents québécois ont dépensé en moyenne 921 $ par enfant, tout niveau de scolarité confondu (du préscolaire à l’universitaire), pour les effets scolaires, les vêtements et les frais d’inscription (cela n’inclut pas les coûts liés à l’hébergement ni les frais de subsistance). Ces dépenses ont d’ailleurs subi une importante hausse de plus de 30 % depuis 2013, alors qu’elles s’élevaient à l’époque à 705 $4 par enfant. Par ailleurs, plus les enfants avancent dans leur cheminement scolaire, plus les dépensent liées à la rentrée des classes augmentent. Voici un aperçu de la moyenne dépensée, par enfant, dans le cadre de la rentrée scolaire :

  • enfant âgé entre 0 et 5 ans : 438 $
  • enfant âgé entre 6 et 11 ans : 862 $
  • enfant âgé entre 12 et 17 ans : 1 363 $

Contrairement au financement des études postsecondaires, la majorité des parents québécois acquittent les frais de la rentrée directement à partir de leur compte courant. Le coût peut vite s’avérer élevé, particulièrement pour les familles plus nombreuses. Pourtant, cette dépense pourrait être mieux anticipée, en épargnant à l’avance pour y faire face, ou en étant prévue au budget familial annuel. Voici quelques conseils pour mieux prévoir cette dépense : universitas.ca/barometre.

À propos du Baromètre Universitas

Dévoilé cette année pour sa première édition, le Baromètre Universitas a pour vocation de donner, tous les ans, une perspective sur plusieurs indicateurs économiques liés aux études postsecondaires : principaux freins et sources de motivations inhérents à la poursuite d’études postsecondaires, montant des coûts anticipés par les jeunes et leurs parents, planification et aide financière, coût de la rentrée scolaire, etc.

 

Les détails du Baromètre sont présentés sur le site universitas.ca/barometre. Vous y trouverez une animation, des graphiques, et plus encore.

Méthodologie du sondage : Le sondage CROP a été complété en ligne par le biais d’un panel Web, du 20 au 28 octobre 2016, auprès de 1 000 Québécois.

 

 

Version PDF du communiqué de presse

Notes légales

1. Coût pour compléter deux années de Cégep et trois années d’université au Québec, logement inclus. Augmentation annuelle de 1,7 %. Sources : Ministère de l'Éducation et de l’enseignement supérieur, Ministère de la Famille, Statistique Canada, SCHL.

2. Selon Statistique Canada, près de 50 % des familles détiennent un régime enregistré d’épargne-études. Les jeunes ne savent pas toujours d’où provient le soutien financier offert par les parents pour le financement de leurs études. Le REEE pourrait être inclus dans le 53 % : « ont reçu un soutien financier de la part de leurs parents, sans précision sur la provenance des fonds ».

3. Subvention canadienne pour l’épargne-études (SCEE) de 20 % à 40 % et Incitatif québécois à l’épargne-études (IQEE, offert au Québec seulement) de 10 % à 20 %. Selon le revenu net familial rajusté. Le montant maximum annuel versé en SCEE est de 600 $ et de 300 $ en IQEE. Le montant maximum versé à vie par bénéficiaire est de 7 200 $ en SCEE et de 3 600 $ en IQEE. BEC : Bon d’études canadien, pouvant atteindre 2 000 $ par bénéficiaire, pour un enfant né après le 31 décembre 2003 et dont la famille est admissible financièrement. Certaines conditions s’appliquent. Consultez notre prospectus.

4. Sondage CROP effectué auprès de 1 000 Québécois, sous le thème « L’importance de la scolarité des enfants québécois », réalisé pour le compte d’Universitas, du 15 au 20 mai 2013, par le biais d’un panel Web.