Retour vers Salle des nouvelles

REER ou REEE ? 49 % des familles québécoises ignorent l’existence de généreuses subventions liées à l’épargne-études

Plus de la moitié des familles ont opté pour le REER, alors que seulement le quart a investi dans un REEE en 2015

8 février 2016

À l’aube de la période où plusieurs Québécois s’interrogent sur les modes d’épargne les plus avantageux, un récent sondage CROP, réalisé pour le compte d’Universitas, spécialiste en épargne-études, révèle que près de la moitié des familles sondées ignorent les avantages financiers qu’engendre le régime enregistré d’épargne-études (REEE). En effet, trop peu de familles québécoises avec enfants (27 %) ont choisi d’investir dans le REEE au cours de la dernière année, les privant ainsi de généreuses subventions gouvernementales liées à l’épargne-études. Le sondage indique que les familles continuent d’opter pour des modes de placement plus traditionnels comme le REER (52 %) et le CELI (33 %). De plus, seulement 9 % des familles québécoises interrogées croient que le REEE est le véhicule de placement à prioriser en tenant compte de leur situation.

 

« Les experts en finance s’entendent pour le dire, la plupart des familles québécoises auraient avantage à opter prioritairement pour le REEE dans le cadre de leur stratégie de placement, non seulement afin d’encourager la poursuite des études postsecondaires de leurs enfants, mais également afin de tirer tous les avantages financiers que confère ce mode d’épargne », affirme Pierre Lafontaine, Vice-président, Service à la clientèle et exploitation chez Universitas. « Les subventions gouvernementales peuvent s’élever jusqu’à 12 800 $1 en fonction du revenu familial. Le sondage démontre clairement qu’une grande majorité de Québécois ignorent toujours cet important élément en matière de finances familiales », explique M. Lafontaine.

Un tiers des Québécois n’ont pas investi du tout au cours de 2015

Alors que plusieurs Québécois se remettent à peine du fardeau engendré par les dépenses des Fêtes, le sondage révèle que 39 % des familles québécoises affirment qu’elles n’auront pas les moyens ou l’intention d’épargner en 2016. D’ailleurs, un tiers des répondants avance ne pas avoir investi du tout en 2015. De plus, un Québécois sur dix prétend avoir eu recours à un prêt pour investir dans un REER. En comparant les données tirées du sondage de 2014 avec celles de 2015, il s’avère que la moyenne des montants investis par les Québécois dans les principaux types de placements, soit le REER et le CELI, a diminué dans les postes traditionnels, mais que l’investissement moyen dans un REEE, quant à lui, a connu une hausse de 500 $, soit 45 % depuis la dernière année. Quant à elles, les familles investissent en moyenne 1 627 $ annuellement dans le REEE, alors qu’elles mettent 2 346 $ dans le REER.

 

Mode d’épargne 2015 2014 % augmentation / diminution
REER 2 691 $ 3 311 $ (19 %)
CELI 2 851 $ 3 220 $ (11 %)
REEE 1 604 $ 1 108 $ 45 %

 

D’autres faits intéressants révélés par le sondage :

  • Un Québécois sur cinq affirme s’être endetté pour ses achats du temps des Fêtes de 2015 et les dépassements de coûts sont estimés à plus de 500 $;
  • 24 % des familles avec enfants de 18 ans et moins au foyer n’ont pas du tout investi au cours de la dernière année;
  • Près de 40 % des familles avec enfants continuent de penser qu’en fonction de leur situation actuelle, le REER est le mode d’épargne à privilégier.

 

Le sondage a été effectué par CROP du 14 au 20 janvier 2016 par le biais d’un panel web. Un total de 1 272 questionnaires a été complété auprès de Québécois, dont 502 auprès de familles avec enfants de moins de 18 ans vivant en permanence au foyer. Les résultats ont été pondérés afin de refléter la distribution de la population adulte du Québec selon le sexe, l’âge, la région de résidence, la langue maternelle, le niveau de scolarité ainsi que les valeurs socioculturelles des répondants. Le même sondage avait été effectué entre le 16 et 20 octobre 2014, auprès de 1 000 Québécois par le biais d’un panel Web.

 

 

Voir le communiqué de presse en version PDF

Notes légales

1. Subvention canadienne pour l’épargne-études (SCEE), Incitatif québécois à l’épargne-études (IQEE) et Bon d’études canadien (BEC), selon le revenu net familial rajusté. Certaines conditions s’appliquent.